Park-Mail, 6 settembre 1993: «Le Prince de la parano». La foto mostra Prince di spalle, in abito chiaro, davanti al pubblico del Mirano, con la didascalia «On se souviendra longtemps, au Mirano, d'un parano qui se disait Prince».
Racconto dell'after party di Prince al Mirano, nella notte tra sabato 4 e domenica 5 settembre 1993, dopo il concerto di Gand : annunciata solo la vigilia, la serata impose una scheda tecnica «da paralizzare un gigante dell'elettronica», la perquisizione completa del club, la disinfezione di bagni e camerini, la rimozione delle auto dalla chaussée de Louvain, un cordone di polizia e la presenza della Sicurezza di Stato. Annunciato verso le due del mattino, Prince arrivò solo alle quattro e mezza in limousine blindata e acconsentì a salire sul palco un'ora dopo, per quattro brani. L'articolo confronta con l'after party di Lenny Kravitz al Kaai di luglio.
Testo dell'articolo · traduzione
Le Prince de la parano
Si Prince voulait profiter de son passage à Bruxelles pour remettre à niveau sa réputation mythique, on ne peut pas dire qu'il ait vraiment raté son coup. Il a en tout cas réussi à mettre sur les dents toute l'équipe du Mirano, après son concert à Gand, et énerver irrévocablement ses admirateurs bruxellois...
Comment donc Prince s'est-il retrouvé au Mirano ce fameux samedi ? C'est la veille que des copains des organisateurs de la tournée de la vedette appellent les dirlos de la boîte de la rue de Louvain, annonçant l'incroyable opportunité de monter une “after party”, la nouvelle mode du show-biz. Réponse prévue le lendemain 18 heures 30, quelques heures à peine avant l'arrivée du chanteur. En attendant, la fiche technique relative aux exigences de Prince a de quoi tétaniser un géant de l'électronique … et inquiéter sérieusement les autorités locales, rapport à la puissance prévue.
Dans la foule, Prince exige aussi la fouille complète du Mirano, le blocage et la désinfection des toilettes et des loges, l'évacuation des voitures de la chaussée de Louvain, un cordon de policiers et, last but not least, la présence de la sûreté de l'Etat. Impossible défi, qui sera néanmoins relevé. Comme prévu, le samedi à l'heure dite, coup de fil. “Il” vient. “Il” ne sait cependant pas encore s'il va chanter. “Il” verra selon son humeur. Le tout-Bruxelles de la nuit est alerté, Prince est annoncé vers les deux heures du mat'. A minuit trente, on fouille tout le monde, le personnel et le public, on évacue et on inspecte une dernière fois le bâtiment. Ambiance. On attend. Longtemps.
Trois heures. Rien. Quatre heures. Toujours rien. Quatre heures trente, ça commence à bien faire, mais la limousine blindée aux vitres teintes arrive finalement. Une heure plus tard, Prince consentira enfin à monter sur scène, pour quatre morceaux.
Il trouve le public trop froid. Le public ? Il en avait ras-le-bol d'attendre… Pas mal de fans étaient quand même comblés d'avoir pu voir leur idole de si près. Mais le Prince a quand même une fâcheuse tendance à se prendre très au sérieux. Les amateurs d'after party ont pu comparer avec celle de Lenny Kravitz, au Kaai, en juillet. Simplicité, gentillesse et un concert de deux heures et demie...Toutes les vedettes du show-biz ne se prennent pas pour des dieux réincarnés.
Légende photo : « On se souviendra longtemps, au Mirano, d'un parano qui se disait Prince ».
Thierry de Meulenaer, avec Carl de Moncharline et Vanessa Genachte
Park-Mail, 6 septembre 1993
Nota di contesto
Park-Mail, 6 settembre 1993. Articolo firmato Thierry de Meulenaer, «avec Carl de Moncharline et Vanessa Genachte» : Carl è citato nel titolo di coda dell'articolo, di cui è stato una delle fonti. Testo riprodotto integralmente, comprese le grafie originali. L'after party raccontato è quello della notte tra sabato 4 e domenica 5 settembre 1993, lo stesso riferito dal Nieuwe Gids dello stesso giorno ; il confronto con Lenny Kravitz riguarda il suo after party al Kaai di luglio, non un'apparizione al Mirano. La foto non è accreditata. Il Mirano Continental era allora diretto da Jean-Pierre Mels, con Carl De Moncharline nel periodo di transizione della direzione artistica.