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    Le Soir · 2003年5月26日 · Anne-Cécile Huwart (文字) · Alain Dewez (摄影)

    「一分钟十个点子」

    《晚报》2003年5月26日(周一)。卡尔·德·蒙夏尔林站在其母、画家 Charline Mahy 上色的混凝土墙前,摄于 Louvain-en-Woluwe。摄影 Alain Dewez。

    传记式特写:公社与驳船上的童年、21岁进入米拉诺·孔蒂能塔尔、Fuse 时期、Who's Who's Land、2000年市镇选举,以及在布鲁塞尔发起的各项公共活动。

    文章正文 · 翻译

    BRUXELLES - Lundi 26 mai 2003, Le Soir LE PORTRAIT « Dix idées à la minute » Carl De Moncharline a grandi dans une ferme en communauté. Initiateur de la Roller Parade ou des « Immeubles en fête », il se bat pour que la ville bouge. ANNE-CÉCILE HUWART Son sourire de grand ado espiègle est partout : au volant de la « safety car » de la Roller Parade, sur le char du PS lors de la Gay Pride, dans les coulisses de la « Fête du progrès ». Carl De Moncharline, 34 ans, apparaît derrière tous ces événements qui donnent du ressort à Bruxelles… et au PS. Le prochain en date : « Immeubles en fête », où les voisins sont invités à se rassembler autour d'un verre. Les premières chaises seront posées ce mardi 27 mai. Ce pro de la « com » est aussi sur toutes les adresses électroniques… Quand Carl De Moncharline a un message à faire passer, il l'envoie à quelque 100.000 internautes de Belgique et d'ailleurs. Carl a besoin qu'on l'aime. Il ne supporte pas l'indifférence, lâche son vieil ami et associé, Serge Vanderheyden. Mais qui est-il, ce metteur en fête ? Ce pilier de la branchitude ? Cet avant-gardiste de l'événementiel ? Quand j'étais petit, je voulais être clown, explique-t-il. A l'école, je zappais tout ce qui ne m'était pas utile pour mon futur métier. Résultat : le jeune Carl termine ses primaires avec 30 % de moyenne. Poussé dans le dos par des maîtresses sous le charme. Et par sa maman qui croit en lui. Il nous a donné beaucoup d'angoisses, explique-t-elle. Mais il était déjà gentil, intelligent, plein d'humour et surtout très déterminé. Le rang, les devoirs et le doigt sur la bouche, ce n'est pas pour lui. A six ans, je me faisais appeler le pacifiste. Et pour cause. Carl De Rijk (à l'époque) a grandi dans une ferme, en communauté. On vivait avec plusieurs familles, les enfants dormaient dans les abreuvoirs ! Lorsqu'il quitte la ferme avec ses parents, c'est pour vivre sur une péniche. Mon côté nomade doit venir de là. Peace, le Carl. Mais déterminé aussi. Quand j'étais contrarié, je devenais tout rouge ! Le rouge, déjà, lorsqu'il brandit le drapeau FGTB pour soutenir ses profs en grève. Manque de bol, le préfet était PRL. Il a eu ma peau… Adolescent pendant les années quatre-vingt, il surfe sur la new-wave et le punk. Sèche les cours et préfère les sorties d'écoles de filles. On forçait les portes pour leur crier dans les couloirs qu'on les aimait ! Carl finit par quitter définitivement le bahut. Après un passage de trois ans dans une boîte de pub, il entre au Mirano comme directeur artistique. Le noctambule à 21 ans et s'attache à mettre de la house partout. A Paris (Bains, Bataclan, etc.), à Londres, et bien sûr à Bruxelles. Ce type a un flair, une créativité et un dynamisme extraordinaires, note encore Serge Vanderheyden. Il a dix idées à la minute ! Mais il faut parfois le ramener sur terre pour les aspects financiers, juridiques et dans les rapports à l'autorité ! Parti du Mirano, il entre au Fuse, avant de lancer le Who's Land, la boîte de la rue du Poinçon fermée il y a un an. L'aventure est célèbre : le bourgmestre de l'époque, François-Xavier de Donnea, veut préserver le sommeil des riverains et le Who's Who's s'arrête temporairement. Mais en 2000, Carl se présente aux communales sur la liste PS. Pour faire changer les choses, je me suis engagé sur son propre terrain, la politique. FXDD est détrôné de la Ville. Carl n'est pas élu mais reste dans le sillage du parti socialiste, aidé par le chef de cabinet du bourgmestre, Philippe Close. Désormais « consultant en stratégie de communication » du PS, il n'est pas étranger au « jeunisme » ambiant du parti à la rose… Le plus fou est que, sans être élu, j'ai réalisé les trois quarts de mon programme : l'agrandissement du parcours de la Gay Pride, la Roller Parade, « Immeubles en fête »… Sa maman aurait eu tort de ne pas croire en lui. « JE ME SUIS ENGAGÉ SUR LE PROPRE TERRAIN DE DE DONNEA, LA POLITIQUE » « MON PÈRE M'A TRANSMIS SA CRÉATIVITÉ, MA MÈRE LE GOÛT DE LA CULTURE » Carl De Moncharline, un noctambule engagé avant la lettre A 18 ans, Carl De Rijk se lance dans une campagne contre la pollution. Il déverse des détritus ramassés en ville aux feux rouges. Et organise un concours de design de poubelles à placer aux abribus. Malheureusement, c'est Decaux qui a gagné… Suivi par les médias, il entre sur la scène publique. Et décide de changer de nom. Il devient De Moncharline, en hommage à ses parents artistes : Mon De Rijk, sculpteur, et la peintre Charline Mahy. C'est d'ailleurs elle qui a mis des couleurs sur le béton de ce bâtiment de Louvain-en-Woluwe (photo). Je leur dois tout : mon père m'a transmis sa créativité, ma mère le goût de la culture. Photo Alain Dewez.

    背景说明

    《晚报》2003年5月26日(周一)布鲁塞尔版「人物」栏目刊发的特写。文 Anne-Cécile Huwart,摄影 Alain Dewez。文章讲述卡尔·德·蒙夏尔林在农场公社、其后在驳船上度过的童年,21岁进入米拉诺·孔蒂能塔尔,之后在 Fuse 工作,并在庞松街创办 Who's Who's Land;也谈及他2000年参加市镇选举,以及他发起的轮滑巡游、邻里节等公共活动,并说明其笔名源自对艺术家双亲 Mon De Rijck 与 Charline Mahy 的致敬。原文为法语,本站其他语言版本均为译文。

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