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    Het Laatste Nieuws · 22 mai 2003 · Chris Snick (texte) · Michel Wiegandt (photo)

    Tous les voisins doivent faire la fête le 27 mai

    Het Laatste Nieuws, 22 mai 2003. Légende imprimée : « Carl De Moncharline (deuxième à partir de la droite) donne le bon exemple. Attention : il n'a pas l'intention de payer le champagne, les amuse-bouche, les trompettes et les clochettes. » Photo Wiegandt.

    Het Laatste Nieuws, jeudi 22 mai 2003, page 7 - grand entretien avec Carl De Moncharline (34 ans) avant la première édition bruxelloise de « Feest in het gebouw » / « Immeubles en fête », le mardi 27 mai.

    Texte de l'article · traduction

    Tous les voisins doivent faire la fête le 27 mai GRANDE FRATERNISATION DANS LA CAPITALE « Car avant que vous ne le sachiez, votre prochain meurt sans qu'on le remarque » BRUXELLES - Habitez-vous vous aussi à côté, au-dessus ou en dessous de quelqu'un avec qui vous avez tout au plus échangé un « bonjour » et un « bonsoir » ? Alors vous habitez probablement en ville. « Là, la grande majorité ne connaît de ses voisins ni le poil ni la plume », sait le Bruxellois Carl De Moncharline (34 ans). « Cela doit changer, car avant que vous ne le sachiez ce voisin meurt et vous ne remarquez même pas qu'il ou elle est parti(e). Cela arrive dans toute la Belgique et dans le monde entier, mais on s'y attaque maintenant à Bruxelles. Mardi prochain, le 27 mai, j'invite tous les Bruxellois à boire un verre le soir avec leurs voisins dans la rue, dans le jardin ou dans le hall de l'immeuble. L'année prochaine, je ferai la même chose dans tout le pays. » CHRIS SNICK « Feest in het gebouw » est le nom du projet ambitieux du Bruxellois. Il reçoit l'aide de la Ville de Bruxelles et de quelques sponsors pour faire fêter les voisins de la capitale ensemble, via un site, un spot publicitaire, des affiches ou des cartes postales. « Je ne vais pas payer les boissons et les amuse-bouche », prévient De Moncharline. « Je donne simplement l'impulsion pour que les voisins apprennent enfin qui est la personne qu'ils voient chaque jour, mais dont ils ne connaissent pas ou à peine le nom. C'est à eux d'organiser la fête. » LE SUCCÈS PARISIEN De Moncharline a rapporté l'idée de Paris. « Un ami y organise depuis quatre ans des fêtes semblables. L'an dernier, deux millions de personnes y ont participé. À l'origine de l'initiative parisienne, il y a l'histoire d'une femme retrouvée dans son appartement de la capitale française trois mois seulement après sa mort. Personne dans l'immeuble n'avait remarqué qu'elle n'était plus là. Une chose pareille peut tout aussi bien arriver chez nous. J'espère pouvoir l'éviter avec « Feest in het gebouw ». » PARTICIPER EST SIMPLE Participer à « Feest in het gebouw » est simple. « Il suffit de glisser dans les boîtes des voisins les cartes postales gratuites que l'on trouve partout à Bruxelles. Ou tout bêtement de passer un mot sous la porte. Qui l'ose peut frapper pour les inviter. Celui qui accroche à sa fenêtre l'affiche parue dans les journaux wallons a une chance de recevoir, le 27 mai, une bouteille de vin d'un sponsor. Deux mille personnes m'ont déjà fait savoir via le site qu'elles participaient. Dans une rue, une longue table sera dressée où les habitants pourront s'asseoir. Un quartier organise, lui, un barbecue. » PAS TROP MILITANT Le bourgmestre de Bruxelles participe lui aussi. « C'est exact », dit Freddy Thielemans. « La plupart de mes voisins de l'hôtel de ville, je les ai déjà vus, mais je voudrais mieux les connaître. Et dans son quartier ? J'y connais pas mal de gens, et j'en salue beaucoup chaque jour. Mais je ne les reconnaîtrais sans doute pas si je les croisais à Ostende… C'est donc une bonne idée, cette fête, mais pas une chose à faire tous les jours. Sinon nous devenons militants, hein. » L'organisateur Carl De Moncharline ne sera pas chez ses voisins le 27 mai. « Ce jour-là, je visite de nombreuses fêtes, car beaucoup de gens m'ont écrit qu'ils aimeraient me rencontrer. Je connais d'ailleurs bien mes voisins, euh, du moins : assez bien. »

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