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    Le Figaroscope · 1994

    ヌーヴェル・ジェネレーション(新世代)

    Le Figaroscope、1994年:「Nouvelle Génération(新世代)」。ダンサーたちの写真の上のキャプション:「Mirano Continental、あるいはブリュッセルのキャベツ(choux de Bruxelles)のダンス」。

    Le Figaroscopeはベルギーのナイトライフの「新世代」に1ページを割いている。ブリュッセルでは、Mirano Continentalが「13年にわたりブリュッセルのナイトライフを支える機関」として紹介され、Jean-Pierre Melsが運営、Etienne RussoとCarl de Moncharlineがアーティスティック・ディレクターを務めている。映画のプレビュー、テーマナイト、ハウスやアシッドジャズ、4月8日のI.D. Magazineの夜、そして毎月第1金曜日の「Alka Selser」などが紹介されている。

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    NOUVELLE GENERATION Connaître la Belgique branchée, c'est une affaire de temps. Aussi fluctuantes que les vagues, les mouvances culturelles belges se renouvellent encore plus vite que les sautes d'humeur parisiennes. Cette précocité tient de l'influence directe d'Amsterdam, de Londres et de New York. Trois villes-locomotives dont les Belges, et les Flamands en particulier, se sentent proches. Où sortir ? Comment s'habiller ? Comment connaître les codes de Bruxelles, d'Anvers et de Gand, trois pôles d'attraction aussi riches que différents. Visite guidée. BRUXELLES On imaginait encore les Bruxellois transpirer la nuit entière dans les multiples raves sauvages. C'est fini ! « La police a tué le phénomène », d'après Jean-Pierre Mels du Mirano. Ils se retrouvent désormais dans de petits garages à écouter des vieux tubes discos entre amis. Contrairement aux Parisiens, ils sortent volontiers le samedi soir en boîte. Et sachez qu'Anvers ne détient plus le monopole de la création de mode depuis l'ouverture il y a environ sept ans de l'atelier de mode de La Cambre à Bruxelles. Le palliatif francophone qu'il manquait à la Belgique, davantage tourné vers la France et l'Italie. La première promotion a révélé des stylistes tels que Samy Tillouche, Billie Mertens, Bertrand Sottiaux entre autres. Preuve encore que Bruxelles célèbre la mode, l'entrée au Musée du costume des jeunes créateurs. Côté musique, Bruxelles danse. Mais moins sur la techno que sur la house et ses dérivés deep (house chantée) et garage américaine. Elle surfe aussi sur la vague hip-hop et acid-jazz. De nombreuses soirées à thème (au Mirano) tiennent en haleine la famille des incouchables. Résumons, pour être branché aujourd'hui à Bruxelles : il faut graviter autour de la Grand-Place, dans le quartier Saint-Géry, sortir dans les ASBL (Association sans but lucratif) une fois par mois, avoir des meubles de campagne chez soi, s'habiller minimaliste-paupériste le jour et flashy-pop le soir. In fine, laissez-vous guider par votre imagination. LA NUIT LE MIRANO CONTINENTAL. Une institution de la nuit bruxelloise depuis treize ans. Cet ancien cinéma des années 50 est resté dans l'état. L'appareil de projection toujours intact permet de tenir des avant-premières de film. Ici, Jean-Pierre Mels, le directeur depuis onze ans, et Etienne Russo avec Carl de Moncharline, les directeurs artistiques, innovent pour garder un certain équilibre de la clientèle : le noyau dur branché côtoie sans détoner les groupes d'étudiants et les jeunes diplomates en délégation. La tendance musicale varie du mercredi au samedi bien que la house reste le plat principal des différents dj's. A noter : le 8 avril, la soirée I.D. Magazine organisée par Patrick Soks d'Anvers avec une équipe de bons dj's de deep house. Chaussée de Louvain, 38. Tél : 02/218.57.72. Entrée : 300 FB sans consommation le samedi. LE CLARIDGE. L'une des plus anciennes salles de fête de Bruxelles. Voisin du Mirano, ce lieu chargé d'histoire (anciennes écuries, ancienne salle de boxe, ancien cinéma) accueille des soirées à thème selon les soirs : le jeudi avec les « Impro-Session » (deux groupes de musiciens qui s'affrontent sur un thème musical) ou des soirées privées d'entreprises. Chaussée de Louvain, 24. Tél : 02/223.14.26. A partir de 20 h. LE BELGICA (extrait). Un café branché où les hétéros croisent les homos dans un décor « hommage à la patrie » avec des vieilles effigies du roi. Le patron Philippe Itterbeek organise aussi le premier vendredi du mois la soirée « Alka Selser » au Mirano. Rue Marché au Charbon. Légendes des photos : « Le Mirano Continental ou la danse des choux de Bruxelles. » « Une robe insecte de la styliste Billie Mertens, ancienne élève de l'École de La Cambre. » « Entre deux bières, ambiance artistico-décalée au Coaster. » « Le Vaudeville : la rencontre des stucs et de la techno... » « Aux Marolles : le point de chute des chineurs. »

    Le Figaroscope (supplément week-end du Figaro), 1994

    注釈

    『Le Figaroscope』(ル・フィガロの週末別冊)、1994年。正確な掲載日はスキャンから判読できない(記事が4月8日のI.D. Magazineナイトを告知しているため、3月末か4月初めの発行)。署名なし。Carl De MoncharlineがEtienne Russoと並び、Jean-Pierre Mels館長の下でMirano Continentalのアーティスティック・ディレクターとして名を挙げられている。紙面全体ではブリュッセルの他の店(Coaster、Vaudeville、Jeux d'Hiver、Java、Belgica)も紹介されている。隣の転写は、冒頭のブリュッセルの夜の肖像と、Mirano、Claridge、「Alka Selser」ナイトに関する部分を逐語転載したもの。原文はフランス語で、サイトの他言語版はその翻訳である。
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