Jean Mahy

    Jean Mahy · Abuelo de Carl

    North Cape, August 1952: The Travel Notebook

    A school copybook, eighteen pages in pen, and ten days on the road: from 1 to 10 August 1952, Jean Mahy drove alone from Brussels up towards the North Cape, through Holland, a Germany still in ruins, Denmark, southern Sweden, Lapland, Finland and finally Norway.

    Twenty-seven years before "Sous les pavés, la plage", the method is already there: exact departure times, distances, bridges, ferries, the nature of the terrain, the price of a crossing, and a constant attention to people, the good humour of Bremen, the closed faces of Sweden, the laughter of Finland.

    The archives are presented in two separate albums: the manuscript, page by page with its transcription underneath, followed by the journey photographs and their captions. The transcription follows the manuscript faithfully; uncertain words are marked [?].

    Fuentes: Archives familiales · carnet manuscrit de Jean Mahy, août 1952

    Álbum 1

    El Manuscrito

    Transcripción del manuscrito

    Cover

    Carnet d'écolier « Copy Book »

    MAHY · CAP NORD

    Couverture du carnet, écrite au stylo sur un cahier d'écolier « Copy Book ». Aucun autre texte sur la couverture.

    Transcripción del manuscrito

    1 and 2 August 1952

    Bruxelles · Hollande · Brême · Hambourg · Lübeck · Kiel · Korsør

    1er Août - 1952

    Départ de Bruxelles - beau temps -

    Traversée de la Hollande par Nimègue - Arnhem - Zutphen - Routes splendides.

    Brême, fort endommagé par la guerre, mais déjà en voie de reconstruction : jovialité des habitants, accueil sympathique.

    Autostrade jusqu'à Hambourg : ville gigantesque ; immenses usines, ports ; grande activité.

    Lübeck, à quelques kilomètres des Russes.

    Puis par des petites routes jusque Grossenbrode, sur la Mer Baltique, pour embarquement à destination du Danemark. Très bon et confortable hôtel au bord de la mer.

    2 Août.

    Malheureusement il n'y a pas de bateau avant le soir à 3 heures. Je décide de repartir par Flensburg. À Kiel, un bateau s'apprête à partir pour le Danemark ; je parviens à m'y embarquer au dernier moment (Coût : DM 26.- p. l'auto - DM 16.- pour moi).

    Il est 10h30, on arrivera à Korsør (Danemark) seulement à 16h30, après avoir traversé le Langeland Belt. La monotonie est coupée par un long dîner à bord.

    Après les formalités douanières à Korsør, c'est la belle route jusque Kopenhagen.

    Transcripción del manuscrito

    2 August 1952, evening

    Copenhague, les jardins de Tivoli

    Les jardins du Tivoli sont uniques au monde ; on y trouve une infinie variété de distractions.

    Concerts symphoniques dans la salle des concerts ; acrobatie aérienne sur la grande esplanade ; concert de musique légère dans le palais arabe ; danses et attractions dans plusieurs établissements tant à l'extérieur qu'à l'intérieur ; attractions foraines ; une immense montagne russe ; un lac souterrain dans lequel les barquettes mues par le courant circulent dans un dédale de grottes illuminées et décorées avec la plus exquise variété ; roue immense, etc.

    Des restaurants de tout genre, des baraques où on délivre des glaces copieusement coiffées de crème fraîche ; des saucisses chaudes, des gâteaux de la brère [?].

    À 9 heures, la garde en grande tenue rouge a défilé, musique en tête, dans les immenses jardins.

    Plus tard tous les établissements : cafés, dancings, restaurants, restent ouverts fort tard : on y trouve pas mal de gens.

    Et les étangs et jardins sont illuminés de petites lumières de couleur.

    Transcripción del manuscrito

    Sunday 3 and Monday 4 August 1952

    Helsingør · Hälsingborg · Jönköping · Stockholm · Uppsala · Gävle

    Dimanche 3 Août.

    De Copenhague (départ à 8 heures) on longe la mer par une délicieuse et agréable route jusque Helsingör (formalités douanières). Il faut 1/4 d'heure pour traverser jusqu'en Suède, mais les formalités préliminaires durent 1 heure.

    Départ de Hälsingborg (Suède) à 9h45.

    La route est bordée de lacs et d'immenses forêts de sapins. Les villages constitués d'habitations en bois sont assez rapprochés.

    Vers midi, arrivée à Jönköping sur les bords du lac Vättern, déjeuner : restaurant très sympathique.

    La route jusque Askersund (156) longe cet immense lac (le 2e de Suède en superficie).

    D'Askersund à Eskilstuna : la route est dépourvue d'intérêt.

    Lundi 4 Août.

    Arrivée à Stockholm dans la matinée, grande ville sans joie. Beaux boulevards.

    Après-midi, en route vers Uppsala, jolie ville universitaire.

    Arrivée à Gävle à 8h. Hôtel très luxueux et confortable. Dîner dans une cave style suédois : serveuse énervée de ne rien me comprendre.

    Transcripción del manuscrito

    Tuesday 5 August 1952

    Golfe de Bothnie · Sundsvall · Härnösand · Sandö · Skule

    Mardi 5 août

    Gävle sur le golfe de Bothnie présente peu d'intérêt. À partir d'ici, la route longe le golfe de Bothnie, mais pas directement. Cependant les aperçus que j'en ai ne sont pas particulièrement jolis.

    À Sundsvall, on vend des fraises au marché ; j'en profite pour en demander au déjeuner, copieusement garnies de crème fraîche : c'est surprenant pour moi alors qu'en Belgique la saison est largement passée.

    Plus loin, Härnösand : petit port charmant.

    À 16 km de là, à SANDÖ, un immense pont moderne franchit d'un seul arc le Ångermanälven. De cet ouvrage vraiment remarquable, on peut découvrir un large panorama sur le fleuve.

    À Skule (40 km avant Örnsköldsvik), le Skuleberget est le premier bloc rocheux massif qu'on rencontre. Bien qu'il ne soit pas fort élevé, il attire néanmoins l'attention du fait qu'il apparaît brusquement après la traversée des pays plats.

    À partir de cet instant, le relief change d'aspect. Le paysage montagneux et boisé donne à ces régions un panorama qui contraste avec celui des parties traversées.

    Dans l'ensemble, cependant, toute la route de Stockholm à Umeå est...

    Transcripción del manuscrito

    Tuesday 5 August 1952 (continued)

    Umeå

    ... plutôt monotone et seuls les petits lacs et les vues sur le golfe viennent l'agrémenter.

    Mais tel n'était pas mon but de trouver ici de délectables paysages : je désirais surtout atteindre le plus rapidement le Nord de la Suède.

    Umeå, qui sera ma dernière étape sur la côte de Bothnie, mérite une mention. En y arrivant je franchis un immense pont moderne sous les arches duquel le Ume älv charrie les bois de la vallée jusqu'au port.

    Je m'attendais à trouver là, dans cette petite ville de 17.000 habitants à 800 km au Nord de Stockholm, une agglomération plutôt arriérée : au contraire on y trouve des magasins les plus modernes, articles de luxe, mobiliers riches, appareils électriques, des quick-bars et même des magasins à prix unique absolument identiques à ceux de Bruxelles. Seule une chose manque : la joie ; car tous ces gens semblent ignorer le sourire. On y trouve les voitures américaines des meilleures marques et toutes récentes, la ville semble donc assez riche.

    Transcripción del manuscrito

    Wednesday 6 August 1952

    Vallée de l'Ume · Vännäs · Lycksele · Storuman

    Mercredi 6 Août

    À 10h30, je quitte Umeå sous une pluie battante pour remonter la vallée du fleuve Ume.

    À Harrfors [?], le fleuve est coupé de belles chutes. À 20 km de Vännäs, la route longe directement le fleuve très large et calme, et dont l'aspect contraste avec celui des chutes.

    À Vännäsby, un grand pont suspendu franchit le fleuve ; en face et parallèlement un autre pont pour le chemin de fer.

    La route de Bjurholm est moins riante, les habitations sont rares et toute circulation semble avoir disparu.

    À Örtsak [?] un grand lac borde la route ; il pleut à torrent et cette pluie continuera jusqu'au soir.

    À Lycksele, première ville en Laponie, je déguste les pâtisseries dans une « Konditori », puis reprends la route monotone et peu habitée jusqu'à Storuman, au bord du lac du même nom. C'est une petite bourgade peu animée, mais le paysage y est très beau.

    Ici quand les gens parlent, ils semblent aboyer, et projettent leurs mâchoires en avant avec un mouvement actif des lèvres...

    Transcripción del manuscrito

    Thursday 7 August 1952

    Sorsele · Arvidsjaur · Moskosel

    ... le tout avec beaucoup de vivacité. Ce détail m'a frappé.

    Jeudi 7 août

    La route remonte vers le Nord et va couper de nombreuses vallées.

    À .. km avant Sorsele, je quitte la route et fais les 4 km jusque Saxnäs [?], petit village montagnard situé au bord du lac. Ce lac très paisible, situé dans une large vallée, est bordé de prairies et encerclé dans les vallonnements boisés.

    Il est 9h30 quand j'arrive à Sorsele. Visite d'une pittoresque église en bois.

    À 11h, départ pour Arvidsjaur.

    Après Sorsele, la forêt tend à disparaître.

    À Arvidsjaur, visite du premier village lapon. Il s'agit de grosses huttes en bois que les Lapons viennent habiter durant la saison d'hiver. En été, ils habitent les hauts plateaux et y campent avec leurs troupeaux.

    Le lac de Moskosel présente cette particularité : il possède une plage de sable.

    Transcripción del manuscrito

    Thursday 7 August 1952 (continued)

    Kabdalis · le cercle polaire · Jokkmokk

    Après Moskosel, la route est très aride sur 100 km, on ne rencontre à peine deux ou trois villages.

    À Kabdalis, on longe deux lacs paisibles dans lesquels se reflètent les arbres de la forêt qui les entoure.

    Ensuite le paysage devient aride, suite de plateaux de broussailles et rocailles ; au loin apparaissent les montagnes couvertes de sapins.

    À Vuomat [?], dernier village avant le cercle polaire, se trouve un immense lac ; sur l'autre versant duquel on peut apercevoir une plage de sable.

    La route longe maintenant d'immenses dunes de sable sur une longueur d'environ 2 km, puis après une forte montée, descend doucement et atteint le cercle polaire.

    Il est 6h15 quand je franchis celui-ci : deux plaques symétriquement placées en indiquent l'endroit exact.

    Après une forte descente, j'aperçois Jokkmokk où flotte un immense drapeau suédois.

    À l'entrée du village sont rangés les chasse-neige. Le village est sis dans un site agréable, et est le point de départ de nombreuses excursions.

    Transcripción del manuscrito

    Thursday 7 August 1952 (evening)

    Jokkmokk · Harsprånget · Porjus

    Ce village est assez agréable, attendu son site et ses magasins.

    À 3 km de la ville, un pont franchit d'une seule arche le L. Lule älv, juste au-dessus d'une chute aux tourbillons qui vont frapper les rochers (Akkatsfallet).

    (Une autre chute du même fleuve, le Kaitumfallet, se trouve à 1 km de la gare : il n'y a pas de route, mais un agréable petit sentier à travers la forêt.)

    Il est 20h15 quand je quitte Jokkmokk : je dois baisser les visières tellement le soleil est éblouissant malgré l'heure tardive. Le soir est très paisible, on respire ici une grande quiétude et un calme absolu.

    À 10 km avant Porjus (à Harsprånget) se trouve un immense barrage en construction et d'ailleurs presque terminé. En contrebas, sur l'autre rive : centrale électrique.

    Il est typique de noter le rôle de l'électricité en Suède : celle-ci a bouleversé le genre de vie, et on la trouve partout, dans le moindre petit village du Nord, apportant par radio les nouvelles fraîches du monde, ou aidant la ménagère dans...

    Transcripción del manuscrito

    Thursday 7 August 1952 (night)

    Porjus, la chambre et le jour permanent

    ... sa tâche (appareils électriques vendus dans les moindres petits villages).

    Je loge à Porjus, ma chambre me plaît beaucoup : d'abord car elle est confortable, ensuite par sa décoration et surtout un immense foyer en céramique avec garnitures en cuivre.

    Il fait clair tout le temps (bien qu'à cette époque, le disque solaire disparaisse ici trois heures durant) ; d'ailleurs les fenêtres sont garnies de stores spéciaux.

    De ma fenêtre, longtemps j'inspecte le profilé des montagnes avoisinantes.

    Transcripción del manuscrito

    Friday 8 August 1952

    Stora Lulevatten · en bateau vers Saltoluokta

    Vendredi 8 Août

    Départ de Porjus vers 9 heures. Les 10 km de route sont franchis rapidement jusque Luleluspen [?], petite agglomération lapone au bord du Stora Lulevatten.

    Il est 2h30 [?] quand le petit bateau à moteur démarre pour Saltoluokta. Le temps est splendide, mais il fait assez frais sur l'eau.

    J'ai laissé l'auto à Luleluspen, car il est impossible et d'ailleurs inutile (vu l'absence totale de route) de l'emmener.

    Sont montés avec nous un couple de Lapons en costume lapon : dès le départ ils tirent leur couteau et se mettent à manger de la viande de renne fumée.

    Je fais connaissance de plusieurs suédois qui parlent couramment l'anglais et ainsi j'obtiens toutes explications possibles sur le voyage.

    En cours de route, le bateau s'arrête en plein lac pour décharger des marchandises que sont venus chercher des Lapons en barquette.

    À 4h45, j'aperçois au loin le mont Neras [?] couvert de neige. Le soleil est délicieux, mais il est impossible de rester sur le pont tellement le vent est fort.

    À certain moment, la vieille Laponne assise devant moi tire de dessous ses cottes une grosse bouffarde et se met à fumer.

    Transcripción del manuscrito

    Friday 8 August 1952 (continued)

    Le Rolleiflex et la vieille Laponne · Stora Lulevatten

    Souvent j'avais vu en Suède, et surtout au Danemark, les femmes fumer la cigarette ou le cigarillo, mais une grosse pipe c'est autre chose.

    Je désire fixer cette vue pour la postérité, et réglant mon Rolleiflex je m'apprête à la prendre sans attirer l'attention.

    Mais elle me tient à l'œil, et je n'y suis pas parvenu malgré toutes mes ruses : appareil étant réglé, et le doigt sur le déclic, j'engageai une conversation animée avec mes voisins suédois ; elle tenait mon doigt à l'œil et se détournait complètement.

    Le lac que je traverse a 150 km de long (Stora Lulevatten) ; il traverse une région complètement sauvage, dépourvue de routes et de villages. Il est d'ailleurs assez large, c'est une petite mer aux eaux bleuâtres avec ses vagues et ses petites plages. La forêt et la montagne le bordent de chaque côté.

    À 18h, il faut accoster et quitter le bateau, à cause des chutes. À 1 km plus loin, un autre bateau nous attend.

    Transcripción del manuscrito

    Friday 8 August 1952 (evening)

    Saltoluokta, l'auberge du Svenska Turistföreningen

    Il est 21h quand on atteint Saltoluokta. Il y a ici l'auberge du STF (Touring Club suédois) et 3 habitations, c'est tout.

    Aucune route : rien que des sentiers touristiques.

    Un beau feu de bois pétille dans la cheminée (il fait plus froid ici qu'à Porjus, et ce feu brûle d'ailleurs jour et nuit).

    L'auberge est remplie de suédois qui, sac au dos, parcourront la montagne en tous sens et sur des distances allant de 100 à 200 km.

    Une grande table est dressée, avec les divers plats : on se sert soi-même, ce qui est excellent pour les bons appétits !

    Il y a deux mois, le Roi de Suède a logé dans cette auberge et y a invité à dîner tous les Lapons des environs.

    Transcripción del manuscrito

    Saturday 9 August 1952

    Saltoluokta, excursion en montagne

    Samedi 9 août

    Après un copieux petit déjeuner, je fais une excursion en montagne et visite une petite agglomération lapone au bord du lac.

    On se croirait reporté au moyen âge, à une époque où aucune route n'existait et les villages très rares : les déplacements se faisant à pied dans les sites dépourvus d'habitations.

    À 15h30 je rentre à l'auberge, car je préfère retourner sur Porjus et reprendre la route, que de continuer 12 heures supplémentaires de navigation sur le lac.

    Transcripción del manuscrito

    Sunday 10 August 1952

    Malmberget · Gällivare · Svappavaara · Vittangi · Soppero

    Dimanche 10 août

    Je quitte Porjus à 9h.

    40 km après Porjus, au détour de la route, on aperçoit au loin le village de Malmberget se chauffant au soleil, accroché au flanc de la montagne.

    La route tourne et entre à Gällivare : c'est dimanche aujourd'hui, les cloches sonnent et c'est bien agréable, après de telles distances parcourues dans les solitudes.

    À 2 km plus loin, je vais visiter Malmberget qui possède également une église (celle-ci toute moderne) et de beaux magasins.

    Jusque Svappavaara, le terrain est rocailleux, la forêt est très clairsemée, les arbres plus petits. Plus loin, à Vittangi, un bac traverse le Vittangi.

    Entre Svappavaara et Soppero, la forêt a disparu et laissé place à de petites forêts de bouleaux nains alternant avec des prairies, ce qui donne au paysage un aspect plus accueillant.

    À Silkkimuotka, on traverse le Lainio également sur un petit bac.

    Transcripción del manuscrito

    Sunday 10 August 1952 (continued)

    Karesuando · la frontière finlandaise · la route de 1944

    Après Soppero, le terrain est sablonneux, plus de sapins mais des bouleaux nains : c'est beaucoup plus joli.

    À 30 km de la frontière, un bunker de chaque côté de la route, et des barbelés : souvenir de la guerre.

    Un peu plus loin je rencontre deux Lapons, je m'arrête pour les photographier, et comme ils vont plus loin je les emmène avec moi jusqu'à 22 km de la frontière.

    Karesuando est le village frontière suédois : de nombreux Lapons s'y promènent.

    On y rencontre également de nombreux touristes norvégiens, et les pompes à essence fonctionnent bien ici, attendu le prix plus avantageux qu'en Norvège.

    Il est 17h50 quand je franchis la frontière par l'entrée en Finlande : on est frappé par la jovialité finlandaise, contrastant étrangement avec les visages maussades des suédois.

    Pour atteindre la Norvège d'ici, il faut emprunter la route stratégique construite en 1944 par les Allemands sur le territoire finlandais, et sur une longueur de 116 km. Cette route longe exactement la frontière constituée par le fleuve Könkämäeno.

    Transcripción del manuscrito

    Sunday 10 August 1952 (night)

    Route finlandaise · la frontière norvégienne à 23h45

    Elle est assez rectiligne, mais le revêtement en est mauvais.

    Les 50 premiers kilomètres sont complètement dépourvus d'intérêt, le paysage est plutôt laid. Toutefois la monotonie est coupée par les nombreuses huttes lapones qu'on y rencontre et où l'on peut acheter des souvenirs.

    Plus loin, et plus près de la frontière norvégienne, la route traverse les montagnes et les lacs dans un site enchanteur très recommandable : elle longe le fleuve et les lacs.

    À Silasstuen [?], au bord du lac, petite auberge accueillante. Parking et très nombreux touristes. On s'y rencontre de tous les pays et échange des impressions de voyage.

    Il est 23h45 quand j'atteins la frontière norvégienne : il fait absolument clair et l'on roule sans phares.

    Transcripción fiel del manuscrito francés. Las palabras dudosas van seguidas de [?].