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    Vers l'Avenir · 31 juillet 2003 · S.Hq. (texte) · J. Duchateau 187347 / J. Duchateau 187353 / J.D. 187354 (photo)

    Une soirée comme sur des roulettes

    Article, Vers l'Avenir, 31 juillet 2003 : « Une soirée comme sur des roulettes » (Roller Parade).

    Texte de l'article

    NAMUR • Belgium rollers summer tour Des centaines de rollers, beaucoup de vélos et de bonne humeur : le Belgium rollers summer tour fait étape tous les mardis à Namur. Et que ça roule. UN PICK UP avec d'imposantes enceintes fixées à l'arrière et qui crachent du Village people. Des gars en singlet. Des filles avec des bandeaux dans les cheveux. On a craint un moment mais le Belgium rollers summer tour a finalement réussi à s'évader des clichés qui tournent autour des sports à roulettes. « Le but, c'est de proposer une balade la plus sûre possible à travers une ville dédiée aux rollers », débute Carl de Moncharline, organisateur de cet événement itinérant qui revient tous les mardis d'été à Namur. « Le bourgmestre n'était pas chaud au départ mais il a été rassuré par son collègue bruxellois Freddy Thielemans chez qui l'expérience avait été très concluante l'an dernier », rappelle l'échevin Frédéric Laloux, protections aux genoux et aux coudes. Parmi les participants, à chaque fois plus nombreux, on retrouve un quart d'extérieurs à la ville. Ce qui n'est pas spécialement négatif pour l'image et la notoriété de la capitale wallonne. Mais tout n'est pas rose pour autant du côté des rollers. Les nids de poule, pavés et revêtements torturés sont autant de chausse-trappes. Et si vous ajoutez à cela les actuels travaux du centre ville... Ce qui n'empêche pas les adeptes des patins en ligne d'être toujours plus nombreux au rendez-vous du mardi. Plus d'infos auprès de Carl de Moncharline au 0477/799.618. Patrick, le rollercop Même dans une cour de primaire, Patrick n'avait jamais chaussé les patins. Cet auxiliaire de la police de Namur faisait pourtant partie de l'escorte à roulettes qui encadrait, mardi soir, le souriant défilé du Belgium rollers summer tour. Comme une douzaine de ses collègues, le jeune agent a suivi la formation donnée par les organisateurs, quelques mois avant la parade. Ce qui leur a notamment permis d'apprendre les quatre techniques de freinage et la manière élégante et efficace d'éviter les nids de poule. Mais Patrick ne s'est pas contenté des huit heures de formation. « Chaque jour, j'ai roulé une vingtaine de kilomètres. J'ai vraiment été mordu par ce sport », sourit-il. En très peu de temps, le policier a acquis une jolie maîtrise. « L'idéal est de s'entraîner sur le RaVeL ou sur le bel espace de l'esplanade de la citadelle. » Lors des rendez-vous du mardi, le rollercop a également l'occasion d'améliorer son style. « Mais c'est surtout l'occasion de rencontrer la population dans un autre contexte », conclut Patrick, tout en serrant la main à un nouveau copain « à roulettes ». Plus dure est la descente DES GRANDS costauds ou des petites menues : il n'y a pas de gabarit indiqué pour le roller, a-t-on pu constater mardi soir. Françoise Jouniaux fait plutôt partie de la seconde catégorie. Les balades du Summer, elle n'en a encore loupé aucune depuis le début de l'été. « J'habite à 500 mètres du point de départ », précise-t-elle. « C'est aussi l'occasion de rencontrer des gens sympas dans une ambiance détendue. » Cette jeune femme sportive, adepte également de la course à pied, s'est mise aux rollers sur le tard. Sa base, c'était plutôt les patins, qu'ils soient à glace ou à roulettes. « Le vrai danger, c'est dans les descentes. Rapidement, on apprend à rouler, mais pas vraiment à freiner... C'est comme ça que je me suis étalé, lors de la première sortie », confesse la Namuroise, toute en sourire. La famille Stinghlamber fait déjà partie des habitués. Le père, les fils et leurs amis passent à l'étape suivante et pensent à soigner la tenue. « Nous avions participé aux balades bruxelloises l'an dernier. C'est vrai qu'ici, c'est un peu plus sage. Mais ça ne fait que de commencer », annonce le papa qui enfile les rollers de temps à autre pour aller faire les courses dans le centre de la capitale. Pour ces Bruxellois, c'est aussi l'occasion de découvrir les villes autrement, de Gand à Hasselt, en passant par Liège ou Mons. Pour Namur, c'est une première. « Mais tout le monde nous dit que c'est très joli. » Le bord de Meuse peut aussi donner la sensation que tout roule dans votre vie.

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