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    Vers l'Avenir · 2 août 2003 · Bruno MALTER (texte) · Archives (photo)

    Namur • Roller Parade Les cyclistes ne seront plus admis dans la parade

    Article, Vers l'Avenir, 2 août 2003 : « Namur • Roller Parade Les cyclistes ne seront plus admis dans la parade » (Roller Parade).

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    Bilan à mi-parcours du Roller Summer Tour. Une seule petite ombre au tableau : l'encadrement des cyclistes en fin de cortège. LA BALADE de mardi dernier en a apporté la confirmation. La mayonnaise du Roller Summer Tour prend bien. Ils étaient 450, à la tombée de la nuit, à s'élancer sur le bitume namurois. Une fréquentation en hausse constante. Tout avait pourtant mal débuté. Début juillet, la première balade avait été purement et simplement annulée, la faute à la pluie. Tout s'est arrangé avec le retour du soleil. À mi-parcours, l'échevin des sports a jugé bon de dresser un premier bilan de l'opération, en compagnie de Carl de Moncharline, l'organisateur du Roller Summer Tour. Une démonstration en trois points. 1. LES OBJECTIFS. Les balades en roller poursuivent un double objectif. Pour le service des sports, il s'agit avant tout d'une opération de proximité. Mission accomplie. « Il faut voir, à Jambes, les gens installer des chaises pour voir défiler le cortège, explique Frédéric Laloux. Et à La Plante, comme on passe tard, on aperçoit les habitants aux fenêtres ou sur le pas de leur porte, en pyjama. Des gamins tendent les mains sur les trottoirs pour que les participants à la parade les claquent en passant. » Le deuxième objectif concerne la police de Namur. Comme l'a expliqué le commissaire Labbé, la « roller parade » est l'occasion de donner une image différente de la police à la population, une police plus proche des jeunes. Les roller cops donnent le tempo de la balade, font en sorte que les plus fougueux n'emballent pas le cortège, donnent un coup de main. Selon le commissaire Labbé, les « roller cops » font preuve de souplesse mais aussi de fermeté quand la sécurité est en jeu. 2. L'ORGANISATION. L'échevin Laloux a décerné un satisfecit général à l'organisation. Lors des balades, tout tourne comme sur des roulettes. « Nous n'avons déploré aucun accident grave. Juste quelques éraflures ou un poignet fêlé, explique l'échevin des sports. Les participants sont toujours suivis par un bus-balais et une ambulance. Dans le staff d'encadrement, on trouve aussi un médecin ». 3. LE PARCOURS. Mention excellent. De l'avis de nombreux participants qui ont déjà eu l'occasion de patiner à Liège, Bruxelles ou en Flandre, c'est le plus beau des parcours. Il alterne le roulant (les avenues de Jambes, le billard de la chaussée de Dinant) et quelques difficultés techniques accessibles à tous les pratiquants, comme la traversée de la place du Théâtre, du vieux Namur et de ses pavés, le passage d'Eau et sa courte descente vertigineuse.... Le parcours n'est pas fixé une fois pour toutes. Après la première balade, les organisateurs ont décidé de faire le tour dans le sens inverse. Et mardi dernier, les adeptes du « In line » ont fait une incursion plus prononcée dans le centre-ville, à l'étonnement des Namurois qui ont vu défiler sous leurs yeux un cortège long de deux kilomètres. 4. LA PROPRETÉ. Autre point mis en évidence par l'échevin des sports : le caractère discipliné des adeptes du roller. Après leur passage dans les différentes zones de ravitaillement, on ne trouve pas de monceaux de déchets sur le sol. « La tâche du service des travaux est facile, témoigne Frédéric Laloux. Il suffit de ramasser les sacs. » Les cyclistes responsabilisés Une seule ombre au tableau : la présence de cyclistes à l'arrière du groupe des patineurs. Normal. Quand le fiston patine à l'avant du cortège, les parents sont souvent derrière, à vélo, histoire de s'assurer que tout se déroule bien. Le problème vient d'un manque de discipline du peloton cycliste. « Beaucoup viennent avec des vélos non conformes, explique le commissaire Labbé. La balade se termine dans l'obscurité et beaucoup ne sont pas équipés d'éclairage. De plus, nous éprouvons des difficultés pour les maintenir sur le bord droit de la chaussée, comme le prescrit le code de la route. Comme policier, on ne peut pas cautionner. » La solution ? Il est plus que probable que mardi prochain, lors de la prochaine balade, les vélos devront se placer derrière le camion-balai. Ils ne bénéficieront plus de l'encadrement et rouleront sous leur propre responsabilité, sous le régime strict du code de la route. Statistiques En juillet, quatre balades ont été effectuées, la première ayant été annulée. Aucun accident grave n'a été déploré, quatre blessés légers ont été relevés. Participation cumulée : 1 500 personnes pour 90 km de bitume parcouru.

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