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    La Capitale · 28 mai 2003 · M. B. (texte) · V. Fromont (photo)

    Drink d'après-midi à Cureghem

    La Capitale, 28 mai 2003. Légendes imprimées : « Un drink d'après-midi destiné à favoriser les rencontres » (photo V. Fromont) et « Freddy Thielemans a reçu les habitants du quartier à l'hôtel de ville » (photo V. F.).

    La Capitale, mercredi 28 mai 2003, page 8 - le Syndicat des locataires d'Anderlecht-Cureghem a participé à « Immeubles en fête » dès l'après-midi du 27 mai.

    Texte de l'article

    ANDERLECHT CONVIVIALITÉ Drink d'après-midi à Cureghem Le syndicat des locataires aussi a participé à "Immeubles en fête" À Cureghem aussi, on participait à l'opération "Immeubles en fête". Dès l'après-midi, le Syndicat des locataires organisait en effet un drink avec chips, gâteaux et musique dans sa permanence du square Albert Ier. "L'idée était de permettre aux mamans qui suivent un cours d'alphabétisation que nous animons de se rencontrer en dehors de cet apprentissage", explique José Garcia. Sur le coup de 4 heures, un groupe de jeunes dansait de manière endiablée. Il y avait aussi quelques personnes plus âgées, comme Hélène : "C'est important que tout le monde puisse se rencontrer" explique cette habitante du quartier depuis 22 ans. "J'habite dans un immeuble de 10 étages. Quand il y a un problème, on s'entraide. Moi, je suis copine avec tout le monde. Chaque mois, je participe à une réunion où on discute de tous les problèmes qu'il y a : le nettoyage, l'entretien des bâtiments, les trottoirs, les lumières… Et beaucoup de choses s'arrangent. Maintenant, le nettoyage est surveillé et c'est mieux fait. Pour éviter les vols et notamment, on a interdit l'accès aux caves, sauf en allant demander la clé à la concierge. Je trouve que le quartier a bien évolué. Les Marocains (d'origine) sont très cordiaux, très "famille", ils aiment inviter les Belges aussi." Mais tout le monde n'a pas une vision aussi optimiste des choses. "Les gens ne se connaissent pas assez", estime Otmane (24 ans). "Ils ont un certain nombre de besoins et communiquer ne figure pas parmi leurs priorités. Et puis, l'habitat n'est pas terrible. Ceux qui en sont conscients en souffrent." Et lui, envie de quitter le quartier ou pas ? "Deux réponses à cela", répond-il après réflexion. "J'ai envie de me casser pour avoir la paix, aller à la campagne pour avoir de la verdure et du calme. Mais d'autre part, je me sens responsable. Ceux qui ont réussi sont des exemples pour ceux qui suivent. C'est un peu comme au jeu de l'oie : quand on est arrivé au bout, on ne fait plus partie du jeu ; on a un boulot, on cherche une petite dame, on se casse (du quartier) et on revient voir son père et sa mère. Mais, dans ce contexte, c'est un peu narguer ceux qui sont restés. En restant je leur donne de l'espoir. Mais c'est lourd…" Après avoir travaillé à la permanence du syndicat des locataires, il est devenu éducateur : "Quand je rentre, les jeunes m'assaillent de questions sociales, de justice, me disant qu'ils n'ont rien fait et me demandant de les aider. Comme je connais toutes les familles, ce n'est pas facile de refuser…" M.B.

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