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    Coupure de presse - titre non identifié

    L'exposition « anti-anti-peinture », au château Malou : dix jeunes peintres belges de la jeune génération

    Coupure de presse : « L'exposition anti-anti-peinture, au château Malou ». Photo de Mon De Rijck, animateur de la Galerie de Prêt, et vue du château Malou à Woluwe-Saint-Lambert. Titre du journal, date et signature non identifiés sur la coupure.

    Mon De Rijck, directeur et animateur de la galerie de prêt d'œuvres d'art du château Malou, réunit dix peintres de chevalet de la jeune génération dans l'exposition « L'anti-anti-peinture », ouverte jusqu'au 18 avril. L'article rappelle la création de la galerie en 1972 sous l'impulsion de Mon De Rijck avec l'appui des pouvoirs communaux, décrit la formule de location (250 F de droit d'inscription, 100 F par œuvre et par mois, maximum trois mois, avec possibilité d'acquisition) et cite le Truc-troc et l'opération 500-5000 comme autres initiatives visant à rendre l'art accessible à tous.

    Texte de l'article

    L'exposition « anti-anti-peinture », au château Malou : dix jeunes peintres belges de la jeune génération Mon De Rijck, directeur et animateur de la galerie de prêt d'œuvres d'art du château Malou, à Woluwe-Saint-Lambert, a réuni en une même exposition dix artistes, dix peintres de chevalet, qu'il place parmi les meilleurs représentants de la jeune peinture belge. Ouverte dès à présent jusqu'au 18 avril, cette exposition de « L'anti-anti-peinture » n'est ni une révolte contre les conventions de l'académisme, ni un non-conformisme de plus. C'est tout simplement, mais non sans ambition, l'expression d'une volonté commune à ces jeunes artistes de pratiquer un art original mais véritable, une peinture de qualité. En 1972, s'ouvrait, au château Malou, sous l'impulsion de Mon De Rijck, bénéficiant de l'appui des pouvoirs communaux, une galerie de prêt d'œuvres d'art, réalisation originale qui a connu, depuis lors, un remarquable développement, non sans susciter des créations similaires dans le pays. La formule de fonctionnement en est simple : des artistes prêtent à la galerie une ou plusieurs de leurs œuvres qui sont, par la suite, louées aux clients de la galerie, des particuliers, mais aussi des sociétés. Ces clients, moyennant un droit d'inscription de 250 F et un loyer de 100 F par œuvre et par mois, gardent les œuvres pour un minimum d'un mois et un maximum de trois mois, avec possibilité de les acquérir à des prix très intéressants, ce que beaucoup font après quelques locations. La formule a connu un tel succès que Mon De Rijck estime actuellement à 20 pour cent seulement la proportion de sa clientèle venant réellement des quatre coins de la capitale, pour 80 pour cent en provenance des diverses provinces wallonnes et flamandes. Mais le promoteur de cette idée, dont le but est de rendre l'art accessible à tous, a également poursuivi son action en d'autres sens, multipliant les initiatives prometteuses. Truc-troc (échange d'objets contre des œuvres d'art), 500-5000 (œuvres exposées dont les prix se situent entre 500 et 5.000 F), art-hall, exposition itinérante dans le parc de Woluwe-Saint-Lambert, exposition dans le cadre du château Malou. Un de ses projets est l'organisation d'un « safari » dans le parc du château, safari inoffensif dont l'intérêt ne sera pas de chasser l'artiste, mais de transformer en jeu la visite d'une exposition transposée dans un décor exotique. L'exposition actuelle, intitulée « L'anti-anti-peinture », donne à voir une sélection d'une centaine de toiles, choisies comme les plus représentatives par leurs auteurs, dix peintres belges que Mon De Rijck considère comme les plus grands au sein de la jeune génération : D.E.S.Y., Camille de Taeye, Guy Leclercq, Frank Liefooghe, André Naessens, Reinold Poot, Stam Raemdonck, Christian Roldt, Herman Van den Broecke et Lionel Vinche. Dix peintres qu'on ne peut qualifier de prolifiques, puisque chacun d'entre eux ne présente guère plus d'une dizaine de tableaux par an, mais qui prônent la qualité avant la quantité. La plupart ont d'ailleurs déjà fait leur entrée dans les musées d'art moderne, et bon nombre des œuvres exposées au château Malou font partie de collections privées. Qu'est-ce que l'anti-anti-peinture ? L'anti-anti-peinture n'apparaît pas comme une réaction conservatrice face aux courants artistiques les plus sophistiqués du moment - peut-être aussi les plus pauvres et les plus dénaturés, diraient les adversaires de l'hyperréalisme ou de l'art conceptuel -, pas plus qu'elle n'est un genre pictural nouveau, ni même un de ces cénacles artistiques plus ou moins éphémères dans lesquels la démarche de chacun procède d'une théorie commune. Sans doute l'anti-anti-peinture va-t-elle, comme l'a esquissé un des peintres exposés, contre cet art sommaire de la punaise, du clou au mur et de la feuille dactylographiée. Cette anti-peinture qui n'a pas fait de révolution, mais a été au contraire rapidement récupérée. Mais elle se définit essentiellement comme un acte de réhabilitation d'une peinture de qualité, renonçant au facile et au superficiel par une technique raffinée qui exploite parfaitement l'inhérence des thèmes. L'anti-anti-peinture, pourtant, ne fera pas école, car elle ne vivra que le temps de cette brève rencontre entre quelques artistes en quête, au-delà de leurs styles, de leurs rêves, de leurs personnalités propres.

    Coupure de presse, date non identifiée

    Note de contexte

    Note de contexte - Coupure sans titre de journal ni signature identifiés. L'exposition fermant « le 18 avril » et l'article citant le Truc-troc et l'opération 500-5000, la coupure est vraisemblablement du printemps 1976 : l'article « La galerie de prêt à neuf : trois ans, ça suffit ! » (ci-après) date précisément de février-mars 1976 la présentation de la nouvelle sélection au château Malou.

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