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    Vlan · 15 juillet 2004 · Arnaud Wéry (texte)

    Succès de foule mitigé pour une première

    Article, Vlan, 15 juillet 2004 : « Succès de foule mitigé pour une première » (Roller Parade).

    Texte de l'article

    HUY • Roller parade Succès de foule mitigé pour une première SÉCURITÉ DU PARCOURS Policiers en vélo et en roller La police hutoise n'avait pas lésiné sur les moyens afin d'assurer la sécurité des participants. Six véhciules, un motard, trois vélos et un agent en roller étaient présents. Au final, le commissaire Colinet s'est déclaré très satisfait. Lors des deux prochains rendez-vous, deux « rollers cops » namurois viendront renforcer les effectifs. J.H. Entre Huy et Amay, la roller parade s'est étalée sur plusieurs kilomètres, chacun avançant à son rythme. Réparties sur le parcours, quelques haltes ont quand même permis de resserrer les rangs. Heymans Mardi soir, la roller parade hutoise a enfin eu lieu. S'ils n'étaient qu'une centaine, les participants ont profité des rayons du soleil dans la bonne humeur. APRÈS avoir été reportée fin juin suite à une météo capricieuse, les organisateurs ont décidé de prendre le risque et de lancer la roller parade hutoise ce mardi soir. Côté public, l'accueil est timide. Beaucoup ont été refroidis par l'expérience précédente où ils avaient trouvé porte close. Prévu à 20 h, le départ a été postposé d'une demi-heure afin de permettre aux participants déjà présents d'aller visiter l'exposition sur le parcours de Jean-Joseph Merlin. Une proposition des officiels qui ressemblait plutôt à un prétexte afin que la roller parade ne se résume pas à quelques dizaines de participants dont une majorité d'organisateurs et de forces de l'ordre. Cette demi-heure était finalement la bienvenue. Le public a commencé à se regrouper sur la ligne de départ située sur l'Avenue des Ardennes. Ils étaient entre 100 et 150. La plupart des participants étaient en roller mais une poignée d'entre eux avaient tout de même choisi le vélo. « Je n'ai jamais fait de roller, explique l'un des cyclistes, mais je suis là car mon fils a enfilé ses patins. » Par sécurité, rollers et vélos étaient tenus séparés par deux véhicules de l'organisation. Chez les cyclistes, la déception pointait un peu le bout de son nez mais elle a vite été oubliée quand la parade s'est élancée sur le quai de Compiègne en direction d'Amay. Rôdée par des dizaines de parades Avec les premiers kilomètres, les premières chutes. Parfois spectaculaires, elles n'étaient heureusement pas très graves et se sont limitées à quelques-unes. Chez les organisateurs, on sentait bien que la mécanique a été rôdée par les dizaines de parades précédentes. « Afin d'éviter que le groupe ne s'étende sur une trop longue distance, les retardataires sont emmenés dans le bus qui nous suit, indique un des staffeurs qui encadre la manifestation. Dans le bus, ils pourront se reposer ou réajuster leur matériel si celui-ci pose problème. » Au total, seulement trois ou quatre personnes auront bénéficié des services du camion balais. Suite à des problèmes avec ses patins de location, Philippe a chuté et a préféré terminer le trajet dans le car. « Je croyais que ce serait à la portée d'un plus grand public. Mais je ne compte pas m'arrêter sur un échec. Je vais m'entraîner et je reviendrai la prochaine fois. » Au total, le parcours s'étalait sur une vingtaine de kilomètres, entre Huy et Amay. Loin d'être une course, il s'agissait vraiment d'une balade. Une façon de se réapproprier la route, une autre approche de la mobilité. DEPUIS L'AVENUE DES ARDENNES Départ sous le soleil Le rendez-vous était fixé Grand-place mais la parade s'est finalement élancée de l'avenue des Ardennes vers 20h30. Le temps de passer par le Pont Baudouin et les participants empruntaient la rue Neuve pour se diriger vers la place des Récollets et bifurquer vers Amay en empruntant le quai de Compiègne. Heymans AU BORD DE LA MEUSE Tout le charme du fleuve Huy, fille de Meuse. La cité mosane n'aura probablement jamais autant mérité ce slogan. Sur les quais de Compiègne ou d'Arona, le spectacle était superbe. C'était un vrai plaisir de se balader en toute quiétude le long de la Meuse, d'autant que le soleil a daigné faire son apparition. Heymans CROCHET PAR AMAY AU PIED DE LA COLLÉGIALE La roller parade a poussé une pointe jusqu'à Amay. Un arrêt était prévu sur la place communale. Dans les rues, les gens sortaient de chez eux ou regardaient par les fenêtres. Au pied de la collégiale, la parade qui s'était fortement étirée s'est reformée. Tout le monde a alors pris la direction du pont d'Ombret. Heymans HUY BY NIGHT À la lumière des gyrophares Après un passage par le quai d'Arona, les premiers rollers ont franchi la ligne d'arrivée vers 22 h dans un concert de klaxons et de sirènes. L'humidité ambiante n'a pas encouragé les participants à poursuivre la fête mais les rendez-vous sont déjà fixés pour les prochaines chaînes. Heymans ENCADREMENT Staffeurs et secouristes bénévoles À chaque roller parade, c'est tout un groupe qui encadre les participants. Pour l'étape hutoise, ils étaient 18 staffeurs à s'assurer du bon déroulement de la manifestation, à faire des allers-retours au sein du groupe ou encore à intervenir en cas de problèmes techniques. Parmi eux, il y avait 3 secouristes et un médecin. Heymans À CHACUN SA TECHNIQUE André et ses petites nièces André et son épouse habitent Ampsin. Cette semaine, trois petites nièces sont venues passer quelques jours de vacances chez eux. L'occasion était belle de participer à la roller parade. Le couple ampsinois avait tout prévu. Pendant qu'André pédalait, madame suivait en voiture, prête à intervenir quand les petites étaient fatiguées. J.H. CARL, LE CHEF D'ORCHESTRE En roller ou sur le pick-up Carl de Moncharline est l'initiateur et le chef d'orchestre de la roller parade. L'ancien patron de la boîte de nuit bruxelloise, le Who's who's land, a plus d'une idée en tête pour animer les soirées de la capitale. Outre la roller parade, Carl est aussi l'organisateur des nuits blanches ou d'immeubles en fête. Heymans Par le bouche à oreille La roller parade a été lancée il y a trois ans par l'un des princes des nuits bruxelloises : Carl de Moncharline. Initialement limitée aux rues de la capitale, la parade a commencé à s'ouvrir à d'autres villes belges depuis 2003. « Par le bouche à oreilles, j'ai appris que Merlin, l'inventeur du patin était d'origine hutoise. J'ai proposé à Anne-Marie Lizin d'organiser une roller parade dans les rues de Huy », explique Carl de Moncharline. Trois dates ont été programmées dans la cité Mosane dans le cadre du bicentenaire. Des passages qui devraient malheureusement rester sans suite dans les prochaines années. Les rendez-vous suivants sont fixés au samedi 7 août et samedi 25 septembre pour la clôture de la saison roller. « Ce sera aux mêmes heures mais nous proposerons à chaque fois un parcours différent. » Arnaud WÉRY http://www.belgiumrollers.com Une collection parisienne Passionné de patins, le Parisien Sam Nieswiski a mis une partie de sa collection à disposition de l'expo qui retrace le parcours du Hutois, Jean-Joseph Merlin. PARTI d'une simple distraction, le patin à roulettes a pris chez Sam Nieswiski une ampleur étonnante. « Un jour, j'ai voulu en savoir plus sur le patin. J'ai cherché un livre sur le sujet mais finalement, c'est moi qui l'ai écrit, ce livre. » Ce Parisien est l'auteur de « Rollermania », un ouvrage de la collection « Découvertes Gallimard » et qui retrace l'histoire d'un divertissement pour aristocrates excentriques, devenu aujourd'hui un sport à la mode. Cela fait 60 ans que Sam pratique le patinage, aussi bien à roulettes qu'à glace. Des patins, il en a donc de toutes sortes, que ce soit pour de longues balades ou pour effectuer quelques pas de danse. Passionné, auteur, et patineur. Sam Nieswiski est aussi collectionneur. Il met à disposition de l'exposition qui se tient Galerie Juvénal une partie de sa collection privée. « C'est la première fois que je participe à une exposition aussi longue. J'ai toujours été un peu retissant à prêter mais j'ai eu des contacts très positifs avec les organisateurs. » Pour le Parisien, cette passion lui permet aussi de voyager. « Dans le cadre de mes recherches, je me suis par exemple rendu en Suisse pour visiter un musée sur le cyclisme ainsi que dans le Nebraska où se situe le seul musée sur le patin. » De cette enquête historique, Sam Nieswiski retient surtout que pendant 100 ans, le patin était en ligne. A. WÉRY Expo visible place verte, galerie Juvénal du 13 juillet au 22 août (sauf les lundis) de 14 à 18 heures Prix : 1€. Au milieu de ses patins, Sam Nieswiski est tout sourire J.H.

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