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    Vers l'Avenir (Namur) — double page « Roller parade inédite » · July 23, 2005 · Benjamin MORIAMÉ (text) · B.Mo. (text)

    Climbing the citadel... And descending it

    Verified press reference published by Vers l'Avenir (Namur) — double page « Roller parade inédite » about Carl De Moncharline.

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    NAMUR • Roller parade inédite À l'occasion de la Fête nationale, la roller parade a choisi un parcours vraiment périlleux, sur les pentes de la citadelle. AMBIANCE de fête. Musi-que à tue-tête. Couleurs vi-ves. La place de l'Ange, comme tous les jeudis sans pluie, a revêtu son costume de roller parade. Dès 19 h, les plus impatients sont arrivés au départ, avec plus de détermina-tion que jamais. Objectif cita-delle ! Le départ approche. La foule s'agite. Les cris et les rires fusent. Puis, coup de sifflet : tout le monde est parti. La cara-vane s'élance dans les rues de Namur. Quelques sponsors res-tent seuls, sur une place dé-serte. La fête se déplace et, avec elle, la musique, les cou-leurs vives, les cris et les rires. Peur de la citadelle ? « C'est historique, se réjouit Corinne Matthieu, qui est ve-nue avec ses deux enfants, Ma-non et Maxime. Cela fait trois ans que nous participons à la roller parade, mais jamais nous n'avons grimpé la cita-delle. Pouvoir rouler en rue, c'est déjà une chance rare, mais sur les pentes de la cita-delle, ce sera encore meilleur. La vitesse est grisante. » L'engouement était général. Il faut dire que, faute d'enthou-siasme, il valait mieux s'abste-nir. C'est d'ailleurs ce que beau-coup ont fait. Moins de 400 par-ticipants, ce pourrait être une déception si chacun ne savait combien le parcours était dis-suasif. Au bout de la grimpe, la fatigue gagnait les patineurs. « D'habitude, nous sommes entre 1000 et 1500, à Namur, garantit l'organisateur bruxel-lois, Carl De Moncharline. Nous savions qu'aujourd'hui l'affluence serait moindre, parce que la citadelle fait peur. » Pourtant, le parcours étudié par la police respectait les participants les moins aguer-ris. C'est par Salzinnes, en dou-ceur autant que possible, que la citadelle a été gravie, puis déva-lée. Long de 16 kilomètres seule-ment, le parcours était plus court que les autres jeudis (jus-qu'à la mi-septembre). Court, mais intense ! Après un petit tour dans les rues, du bas de la ville au pont des Ardennes, en passant par la gare, les pati-neurs ont roulé jusqu'au Gro-gnon, puis vers Salzinnes. L'avenue de Marlagne a servi d'ascenseur. À l'esplanade, la pause n'a pas été superflue. Namur dans le top 3 « Non, ce n'était pas trop dur, rassure Morgan Gilain, d'Erpent), un brin essoufflée tout de même. C'est plutôt la descente qui m'inquiète. Il est toujours difficile de freiner en roller. Pourtant, Morgan et ses amis participent à la roller parade depuis deux ans. « C'est vrai qu'on est habitués, relaie Roland Aublain, de Namur, mais, aujourd'hui, on a réalisé quelque chose d'inédit. Cela a été moins difficile qu'on ne pen-sait. C'est l'ambiance qui nous porte. » Au moment de se lancer dans la descente, quelques gout-tes viennent porter l'inquiétude à l'esprit des organisateurs, des services de sécurité et des parti-cipants. Fausse alerte. C'est donc tout sourire que la cara-vane repart. La descente se dé-roule sans tracas, malgré le soir tombant. À l'arrivée, il est 22 h 30. La place de l'Ange se réveille en sursaut. L'animation est éphé-mère. Certains se disent : à jeudi prochain ! D'autres se pré-parent à entamer une nuit de fête un peu plus loin. Parmi les plus aguerris, il y avait des dé-çus. « C'était trop court à mon goût, avoue Fred Danen, de Liège, vingt ans de roller dans les jambes. On ne nous a pas as-sez lâchés. Mais l'ambiance était super et l'opportunité ex-ceptionnelle. » Encore une fois, la roller pa-rade namuroise a séduit tout le monde. Benjamin MORIAMÉ GRAND ÉCART Son bonheur : faire le spectacle Les amateurs qui ne possèdent pas de rollers ont peut-être eu la chance de rencontrer Issam Ben Alaya, qui loue les précieux sou-liers sur roues. Mais son bonheur, c'est de participer et de faire le spectacle. « La descente était excellente ». Tout au long du par-cours, il a gratifié son public namurois de quelques pirouettes, dont le grand écart n'est pas la moindre. ORGANISATION Prévenir les chutes avant tout L'organisateur, Carl De Moncharline, et le médecin, Erard de Hemri-court, forment un duo soudé. L'unité n'a pas failli, jeudi soir. La collaboration entre les services de secours et l'organisation a tou-jours permis d'intervenir rapidement. Au final, c'est surtout la pré-vention qui est à saluer, puisque seules deux ou trois chutes sans gravité étaient à déplorer. L'encadrement à rude épreuve Policiers, secouristes, staffeurs, médecin et organisateur étaient sur le qui-vive, jeudi, surtout dans la descente. C'ÉTAIT presque un exa-men pour l'ensemble de l'organisation, des servi-ces de sécurité et de secours. Le choix du parcours forçait à une vigilance accrue de la part de tous. « Nous avons exigé que les enfants portent les pro-tections indispensables, expose l'organisateur, Carl De Mon-charline. C'était vivement conseillé aux adultes égale-ment. Nous avons bien pré-venu que ce parcours ne s'adressait pas aux débutants. Seuls les gens confirmés étaient autorisés. » Avant toute chose, la police avait réalisé un repérage avec une partie de l'équipe de la rol-ler parade. C'est ainsi que le parcours a été dessiné. Les points stratégiques, essentielle-ment des virages en pente, ont été scrupuleusement indiqués sur la carte et communiqués à l'équipe médicale. « Partout où il y a un danger particulier, assure Erard de Hemricourt, le médecin de la parade, nous pouvons interve-nir dans les 15 secondes. Par-tout ailleurs, nous sommes pré-sents dans la minute, parce que nous sommes tous en rollers, mobiles et disponibles. La Croix-Rouge reste toujours pré-sente à nos côtés. » Bien sûr, les parcours si-nueux et vallonnés offrent des risques accrus. « Le plus fré-quent, prévient le médecin, ce sont les blessures aux poignets, aux coudes et aux genoux, sans compter les brûlures et hé-matomes. » Du côté de la police, on s'in-quiétait surtout de la circula-tion automobile. « Nous som-mes une dizaine, compte Jean-Marie Hansen. Il faut y ajouter quatre VTT, deux motos et qua-tre voitures. Notre rôle est de sé-curiser les carrefours et bloquer la circulation. C'est un boulot qu'on aime bien. L'équipe est bien rodée et la convivialité est de mise. » Après la police, ce sont les « staffeurs » qui prennent le re-lais aux carrefours. Au nombre de 30 jeudi, ils sont tous béné-voles, par plaisir. « Notre ré-compense, c'est le sourire des participants, lance Alain Bor-gnet, qui dirige la section namu-roise. En plus du travail sur la circulation, nous repérons les débutants, les blessés et les comportements dangereux. Par-fois, nous devons conduire des participants dans le safety car. » Forte d'un système de sécu-rité étudié, la périlleuse roller parade de la citadelle restera une expérience sans faille, éven-tuellement renouvelable. Deux ou trois chutes et quelques bleus et brûlures plus tard, tout le monde avait oublié l'impé-rieuse nécessité d'un suivi vigi-lant. B.Mo. ROLLER-POLICE FRANÇAISE À Paris, c'est toute l'année À l'occasion de la Fête nationale belge, les roller-policiers parisiens sont venus observer le travail de leurs collègues belges. Le chef de la section en rollers de Paris, Gérard Lucero (à droite), vient réguliè-rement dispenser des cours à la troupe namuroise. « Les policiers namurois ont très bien travaillé, ce soir. L'organisation était impec-cable. À Paris, nous faisons ça toute l'année. »

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