Studio Brussel · 22 novembre 2005
2005/11/22 - STUDIO BRUSSEL - TRUC-TROC - BOZAR - LUC VERMEERBERGEN
Néerlandais (version originale)
Interview diffusée à l'antenne au lendemain de la troisième édition de Truc-Troc, organisée dans les caves du Palais des Beaux-Arts. Le journaliste s'entretient avec Luc Vermeerbergen, l'un des cent artistes exposants, au sujet des propositions reçues en échange de son tableau. La bande son est conservée dans sa langue d'origine, le néerlandais ; la transcription ci-dessous en donne la traduction.
- Média : Studio Brussel
- Intervenant : Luc Vermeerbergen, artiste exposant
- Événement : Truc-Troc, caves du Palais des Beaux-Arts (Bozar), Bruxelles
Transcription traduite
Journaliste - Studio Brussel
La première personne que nous avons en ligne est Luc Vermeerbergen. La troisième édition de Truc Troc, dans les caves de Bozar à Bruxelles, était une exposition d'un genre particulier. Luc Vermeerbergen était l'un des artistes qui y exposaient. Bonsoir, Luc van Meerberg.
Luc Vermeerbergen
C'est Vermeerbergen.
Journaliste - Studio Brussel
Un artiste qui vient à la radio et dont on écorche le nom... Plutôt Luc van Meerberg.
Luc Vermeerbergen
Vermeerbergen, voilà.
Journaliste - Studio Brussel
Truc Troc, ce n'est pas seulement un joli nom. C'est un concept particulier. Qu'as-tu pensé du concept ? L'échange d'une œuvre d'art contre toutes sortes de possibilités.
Luc Vermeerbergen
J'ai trouvé ça très bien, parce que j'échange moi-même beaucoup.
Journaliste - Studio Brussel
Tu parles déjà d'échanger une œuvre d'art. Quand tu entres, tu reçois un paquet de Post-it et un stylo-bille. Il y avait cent artistes. Il y avait cent œuvres, dont le niveau était d'ailleurs assez élevé. Tu te promènes. Si une œuvre te plaît, tu écris ce que tu veux donner en échange. Quelle était ton œuvre, à toi ?
Luc Vermeerbergen
J'avais un tableau, d'environ un mètre sur un mètre vingt.
Journaliste - Studio Brussel
À quoi ressemblait-il ? De quoi s'agissait-il ?
Luc Vermeerbergen
Un tableau abstrait avec beaucoup de rouge, beaucoup de sombre et un cadre noir. Si vous regardez sur stubru.be, vous y trouverez aussi le tableau. Je l'ai réalisé en un jour et demi.
Journaliste - Studio Brussel
Mais dis-moi, as-tu reçu beaucoup de Post-it ?
Luc Vermeerbergen
J'en ai eu une trentaine.
Journaliste - Studio Brussel
Trente Post-it. Et qu'est-ce qu'il y avait dessus ?
Luc Vermeerbergen
Il y en a entre lesquels j'hésite vraiment. Un séjour dans une chambre d'hôtes en Bourgogne, avec possibilité d'y exposer. Ou alors une à deux semaines dans un petit appartement à Paris, place de la Nation, donc à l'intérieur du périphérique, pour une à quatre personnes. Il y avait aussi quelque chose en Tanzanie.
Journaliste - Studio Brussel
Quoi ?
Luc Vermeerbergen
Deux semaines. Et il y avait encore quelque chose à Puebla, au Mexique, pour deux semaines aussi.
Journaliste - Studio Brussel
Ça, c'est déjà très sérieux. Mais il y avait aussi des propositions pour rire ?
Luc Vermeerbergen
Il y avait des choses amusantes.
Journaliste - Studio Brussel
Comme quoi ?
Luc Vermeerbergen
Un graffiti en étoile, j'ai trouvé ça plutôt amusant.
Journaliste - Studio Brussel
Tu as reçu un graffiti en étoile. Quand je regarde ton tableau, ça correspond peut-être à son esprit. Pas tout à fait, hein. Une « dame blanche ». Quelqu'un qui propose une dame blanche. Regarde, voilà une proposition pour laquelle je signerais. Il peut bien s'agir d'une glace, mais aussi d'une dame blonde.
Luc Vermeerbergen
Alors il faudrait que je téléphone, je ne sais pas.
Journaliste - Studio Brussel
Donc le choix, Luc, en d'autres termes, est très difficile.
Luc Vermeerbergen
Oui, mais c'est surtout très agréable.
Journaliste - Studio Brussel
Trouves-tu cela plus sympathique que de recevoir de l'argent pour ton œuvre ? Combien aurait-elle coûté normalement ? Quel aurait été le prix demandé ?
Luc Vermeerbergen
Oh, j'aurais demandé quelque chose comme 2 500 euros. Enfin, je pourrais l'accrocher à ce prix dans une exposition, mais cela ne veut pas dire que je l'obtiendrais.
Journaliste - Studio Brussel
Non, mais c'aurait été le prix demandé. Ce n'est pas rien. Un week-end en Bourgogne peut-il rivaliser avec ça ?
Luc Vermeerbergen
J'y réponds oui, parce qu'en fin de compte, cela ne s'arrête pas là.
Journaliste - Studio Brussel
Comment ça ?
Luc Vermeerbergen
Un week-end en Bourgogne peut être le début de tout autre chose.
Journaliste - Studio Brussel
Oui, parce que tu peux aussi y exposer.
Luc Vermeerbergen
Par exemple. Ou tu fais connaissance avec ces gens, ou tu y crées quelque chose... Je ne sais pas, l'avenir le dira.
Journaliste - Studio Brussel
Luc, j'entends que ta préférence va vers ce week-end en Bourgogne.
Luc Vermeerbergen
Oh, je les ferais volontiers tous, parce que je vais aussi contacter les autres personnes. Il n'y en a qu'une qui peut avoir quelque chose en échange de ce tableau. Je peux difficilement le diviser en quatre. Mais j'ai encore d'autres tableaux.
Journaliste - Studio Brussel
Donc tu vas probablement contacter ces autres personnes aussi, pour voir si cela leur convient. Tu misés simplement sur un arrangement. Tu as bien raison.
Luc Vermeerbergen
Qui sait ?
Journaliste - Studio Brussel
Luc Vermeerbergen, beaucoup de succès en Bourgogne, à Paris, en Tanzanie et au Mexique. Et fais-nous savoir ce que c'est devenu, hein.
Luc Vermeerbergen
C'est promis. Au revoir.