Cet article relate le succès de la première édition de la Brussels Roller Parade en juillet 2002, ayant réuni 2 500 participants.
Texte de l'article
TENUE D'ÉTÉ
Animation | Succès de foule pour la première édition de Brussels Rollers qui a réuni 2.500 patineurs dans les artères de la capitale
Les Rollers fondent sur la ville
Escortés par la police de Bruxelles, les fanas de rollers ont été les rois de la route vendredi. Un circuit de 18 kilomètres pour une balade de plus de trois heures qui a séduit tous les participants.
PATRICE LEPRINCE
Fantastique, génial ou encore magique, les qualificatifs ne manquent pas vendredi soir devant les halles Saint-Géry. Et tous abondent dans le même sens pour souligner la réussite de Brussels Rollers, premier du nom.
Mise sur roulettes par la police et la Ville de Bruxelles sur une idée de Carl De Moncharline, figure de la nuit bruxelloise, la parade a attiré près de 2.500 personnes. Et, une fois n'est pas coutume, police et organisateurs s'accordent sur le comptage.
« Cette balade crée une ambiance comme on en rêve dans une cité en 2002 »
Les premiers patineurs ont rejoint le Palais de Justice dès 20 heures. Echauffement et démonstration, le tout en musique. Il faudrait plus d'événements comme celui-là, s'exclame David en enfilant ses patins. Je ne suis pas sûr d'arriver au bout car le roller c'est vraiment du sport plus que de la balade.
Sur l'esplanade, ils sont nombreux à faire la file au stand de location de matériel. Rollers et protections s'arrachent. On a déjà loué plus de 50 paires, nous ne nous attendions pas un tel engouement, avoue un responsable.
J'espère que ça ira, lancent Armelle et Cathy. Nous avons loué les patins ce midi et... nous voilà. L'ambiance est sympa et puis, surtout, ça nous change des balades dans le bois de la Cambre.
Catherine est, elle, une adepte des patins. C'est un sport sans obligation. Ni équipe ni horaires d'entraînement.
Et qui offre surtout un maximum de sensations. On éprouve un sentiment de liberté impressionnant. C'est un peu comparable au ski.
Peu après 21 heures, le cortège s'élance vers la place Louise. Fermées durant le passage des troupes, les artères sont rouvertes derrière le bus balai qui prend en charge les éventuels traînards. Nils, un Norvégien résidant à Bruxelles, est venu humer l'ambiance. J'ai fait un peu de roller mais je crois que je vais d'abord m'entraîner avant de participer.
De fait, quelques difficultés jalonnent le parcours. Certaines descentes sont vraiment mortelles, notamment dans les tunnels, se réjouit ce jeune homme. Vaut mieux savoir freiner.
Enrobé dans le drapeau de la ville, le bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, n'a pas chaussé les patins. Ça viendra un jour, promet-il. Le maïeur a en tout cas toutes les raisons de se réjouir. C'est doublement un succès, avance-t-il. D'un point de vue populaire, tout d'abord. C'est une belle occasion de découvrir la ville autrement, pour le touriste comme pour l'habitant. C'est ensuite un bon moyen pour rapprocher les policiers des citoyens.
Les flics, c'est pas mon truc, mais, là, j'ai trouvé ça vachement bien, et je le leur ai dit, dit Stéphane. L'organisation et le parcours sont vraiment fantastiques. On est passé devant tous les lieux branchés de la capitale, ça crée une ambiance comme on rêve d'en avoir dans une cité en 2002.
Il est un peu plus de 23 heures lorsque le Brussels Rollers prend fin aux pieds des halles Saint-Géry. L'heure du premier bilan. Tout s'est déroulé comme sur des roulettes, lance Christian De Coninck, porte-parole de la police de Bruxelles. Quelques chutes, quelques bobos, mais rien de grave. Tout le monde s'est amusé, et nous les premiers.
Rendez-vous est donc fixé dès vendredi. Même heure même endroit, en tout cas s'il ne pleut pas. •
[Encadré]
Premier essai et premier succès pour le Brussels Rollers qui a entraîné plus de 2.500 patineurs dans les artères de la capitale. Photo Jean-Louis Wertz.