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    La Dernière Heure · 2 novembre 1992 · L.L. (texte)

    Ronny Jordan hypnotise le Mirano

    La Dernière Heure, 2 novembre 1992 : « Ronny Jordan hypnotise le Mirano ». Article signé L.L., sans photo.

    Dans le cadre du Belga Jazz Festival, Ronny Jordan, « l'étoile du acid-jazz », électrise le public bcbg du Mirano Continental : une heure trente de concert, rappel compris, entre sa reprise ultra-groovy de So what et un cocktail de jazz, hip hop, funk et house.

    Texte de l'article

    RONNY JORDAN HYPNOTISE LE MIRANO Les soirées chaudes du Belga Jazz Festival se succèdent et ne se ressemblent pas. Après la soirée / anniversaire de Philip Catherine sous le signe de la nostalgie, le triomphe d'Al Jarreau au Palais des Beaux-Arts et avant le tribute to Miles programmé ce soir, c'est Ronny Jordan, l'étoile du acid-jazz, qui a hypnotisé le public bcbg du Mirano Continental. Sa version ultra-groovy de So what, le thème de Miles Davis, de son album The antidote, avait suffi à faire de cet autodidacte britannique une star, mieux, un mythe. C'est dire si l'on attendait avec impatience sa venue sur une scène belge. Le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'il n'a déçu personne ! En une heure trente - l'unique rappel compris -, Ronny Jordan a montré qu'il méritait amplement les louanges dithyrambiques qui accompagnent chacune de ses prestations. Guitariste hors pair, influencé par Wes Montgomery et B.B. King, il distille généreusement ses solos et ses improvisations avec un doigté que doivent lui envier beaucoup de jeunes musiciens. Mais, mieux que quiconque, Ronny a appris que la simple débauche live d'une parfaite dextérité musicale ne suffisait pas. Il nous a apporté en bonus des tonnes de feeling. Gratifiant l'audience de larges sourires, ne se prenant jamais au sérieux et donnant régulièrement l'occasion à ses musiciens (surtout à son flûtiste) de se mettre en valeur, Ronny Jordan a su concilier admirablement le jazz de papa avec des rythmes plus modernes (hip hop, funk / house). Il a créé ainsi un cocktail unique et imparable qui donne des fourmis dans les jambes. Une chose est sûre : Ronny Jordan vaut plus qu'un simple statut de leader du mouvement acid-jazz. L.L.

    La Dernière Heure, 2 novembre 1992

    Note de contexte

    La Dernière Heure, 2 novembre 1992. Article signé L.L. Texte reproduit verbatim, graphies d'origine comprises. Carl De Moncharline n'est pas cité nommément, mais il fait alors partie de l'équipe du Mirano Continental dirigé par Jean-Pierre Mels. Le texte d'origine est en français ; les versions dans les autres langues du site en sont la traduction.
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