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    JT RTBF · 19 avril 1993 · René Thierry (texte) · Thierry Bellefroid (texte) · S. Stocq · M. Breucker · F. Lombaerts

    Deux semaines après la fusillade, les discothèques bruxelloises au JT

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    Deux semaines après la fusillade devant le Mirano Continental, le JT de la RTBF visite les discothèques bruxelloises. Reportage de Thierry Bellefroid, présentation de René Thierry.

    Transcription

    Aller au cinéma ou au dancing, ça peut être dangereux parfois. Deux semaines après la fusillade du Mirano à Bruxelles, le petit monde des discothèques bruxelloises ne semble pourtant pas traumatisé. Une de nos équipes a visité quelques-uns des temples de la danse ce week-end ; apparemment, y compris au Mirano, les jeunes ont décidé de classer l'affaire. Quant aux professionnels, certains sont sur le qui-vive. Reportage de Thierry Bellefroid. Vous ne verrez aucun portier dans ce reportage. Visiblement, la profession a décidé de rester dans l'ombre deux semaines après la fusillade du Mirano. D'après l'enquête, des clients refusés par les portiers étaient en effet revenus se venger. Quels sont donc les critères de sélection en vigueur ? Ils sont différents selon les endroits. Ici au Garage, une des boîtes les plus populaires de Bruxelles, on affirme qu'il n'y en a pas, sauf le danger potentiel représenté par certains individus louches ou à demi-soûls. On ne refuse d'ailleurs pas les groupes et on accepte ceux qui ont été refoulés ailleurs. « On trie les gens sur quoi finalement ? Sur leur look, sur leurs habits... Mais je ne sais pas, finalement il y a des gens très bien qui sont refusés, quoi. » (un client du Garage) Ambiance encore plus cool dans cette discothèque camerounaise où se côtoient des gens de plusieurs nationalités et quelques Européens. Ici, on ne connaît pas le syndrome Mirano, on est en famille. Vous avez un portier ? « Oui, j'en ai un, mais il est plus là pour la forme que vraiment pour faire le portier. Parce qu'on ne peut pas rentrer comme si c'était une église, mais il y a un portier comme ça pour la forme. » (Victor, patron du Timis) L'Empire : 5 sorteurs uniquement payés au pourboire et un nouveau système de sécurité. Par deux fois en janvier, la discothèque a essuyé des coups de feu. Ça n'empêche, il y a foule. Et pendant ce temps, les Miraniens et les Miraniennes font la fête. Il est 5 heures du matin, le Mirano est plein, mais dans une demi-heure, il va falloir fermer ; désormais, il en sera ainsi. Dedans, on danse ; dehors, la police veille. « Très calme, très calme, beaucoup plus calme qu'auparavant. » (un policier) « On en fait tout un plat, nous, mais on n'est pas à Beyrouth, quoi. C'était... bon, merci. Personne n'est mort, ça peut arriver, c'est une discothèque, pas une église, c'est normal qu'il y ait des machins. » (une cliente du Mirano) Bref, les inconditionnels sont bien là. 6 h du matin, la musique s'est définitivement tue, mais visiblement, la nuit a été bien trop courte au Mirano. Reportage RTBF Bruxelles Présentateur JT RTBF : René Thierry Reportage : Thierry Bellefroid S. Stocq M. Breucker F. Lombaerts

    JT RTBF, 19 avril 1993

    Note de contexte

    Ce sujet du JT de la RTBF du 19 avril 1993 revient sur la vie nocturne bruxelloise deux semaines après la fusillade du Mirano Continental, du Garage au Timis et de l'Empire jusqu'au Mirano à l'heure de la fermeture.
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